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	<title>[AAA] Association des Avocats de l'Automobile &#187; mauvaise foi</title>
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		<title>Le prix de la mauvaise foi</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Apr 2009 21:02:16 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Vente de véhicules]]></category>
		<category><![CDATA[mauvaise foi]]></category>
		<category><![CDATA[vendeur professionnel]]></category>
		<category><![CDATA[vice caché]]></category>

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		<description><![CDATA[par Laurent Mercié, avocat au Barreau de Paris
Bonne ou mauvaise foi ?
Lorsqu&#8217;un Tribunal invalide la vente d&#8217;un véhicule pour vices cachés mais que le vendeur est reconnu de bonne foi, c&#8217;est-à-dire qu&#8217;il est établi qu&#8217;il ignorait l&#8217;existence du défaut grave affectant le véhicule, il ne sera tenu que de restituer le prix à acheteur ainsi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>par <a href="http://www.vice-cache.com">Laurent Mercié, avocat au Barreau de Paris</a></em></p>
<p><strong>Bonne ou mauvaise foi ?</strong></p>
<p>Lorsqu&#8217;un Tribunal invalide la vente d&#8217;un véhicule pour vices cachés mais que le vendeur est reconnu de bonne foi, c&#8217;est-à-dire qu&#8217;il est établi qu&#8217;il ignorait l&#8217;existence du défaut grave affectant le véhicule, il ne sera tenu que de restituer le prix à acheteur ainsi que les frais occasionnés par la vente, notamment les frais de transfert de la carte grise.</p>
<p><span id="more-50"></span>Le vendeur de bonne foi ne sera donc pas condamné à rembourser à l&#8217;acheteur le coût des éventuelles réparations que ce dernier aurait pu faire effectuer sur le véhicule, pour tenter par exemple de remédier au défaut découvert (1).</p>
<p>En revanche, aux termes de l&#8217;article 1645 du Code civil, &laquo;&nbsp;si le vendeur connaissait les vices de la chose, il est tenu, outre les restitution du prix qu&#8217;il a reçu, de tous les dommages et intérêts envers l&#8217;acheteur.&nbsp;&raquo;</p>
<h3>La preuve de la mauvaise foi</h3>
<p>Lorsque le vendeur est un professionnel, l&#8217;acheteur est purement et simplement dispensé de prouver la mauvaise foi : le vendeur professionnel est toujours considéré comme étant de mauvaise foi puisqu&#8217;il est juridiquement tenu de connaître les vices pouvant affecter le véhicule vendu, même s&#8217;il ne les avait concrètement pas décelés.</p>
<p>En revanche, il reviendra à l&#8217;acheteur la charge de démontrer la mauvaise foi du vendeur lorsque ce dernier est un non professionnel s&#8217;il entend obtenir des dommages et intérêts, en plus de la restitution du prix de vente.</p>
<h3>Les indices retenus</h3>
<p>Quels sont donc les indices sur lesquels se fondent les Tribunaux pour considérer que le vendeur était de mauvaise foi ?</p>
<p>Très souvent, l&#8217;indice majeur est la rapidité avec laquelle le vendeur a revendu le véhicule : s&#8217;il n&#8217;est resté propriétaire que très peu de temps, et sauf s&#8217;il donne une explication convainquante pour une revente très rapide, il y de bonnes chances pour que cela provienne du fait qu&#8217;il avait découvert le mauvais état de l&#8217;engin.</p>
<p>A titre d&#8217;illustration, il en a été jugé ainsi dans le cas d&#8217;un véhicule revendu 8 jours à peine après que le vendeur ait fait établir la carte grise à son nom et après qu&#8217;il l&#8217;ait présenté comme &laquo;&nbsp;tout reconditionné&nbsp;&raquo; dans l&#8217;annonce de vente alors que l&#8217;expertise avait révélé qu&#8217;il était en fait affecté de nombreux vices graves compromettant la sécurité de son utilisation (2).</p>
<p>Il a également été jugé que le vendeur était de mauvaise foi lors d&#8217;une revente seulement trois semaines après l&#8217;achat (3) et même trois mois après l&#8217;achat, compte tenu des circonstances (4).</p>
<h3>La prise en charge des frais</h3>
<p>Si la mauvaise foi du vendeur est établie, l&#8217;acheteur aura droit non seulement à la restitution du prix qu&#8217;il a payé mais également à l&#8217;indemnisation de toutes les conséquences dommageables engendrés pour lui par la résolution du contrat et notamment (5) :</p>
<ul>
<li>frais et coût d&#8217;un éventuel crédit,</li>
<li>frais de remorquage et/ou de dépannage,</li>
<li>frais de retour du conducteur du lieu de l&#8217;accident ou de la panne jusqu&#8217;à son domicile,</li>
<li>frais d&#8217;immobilisation du véhicule,</li>
<li>frais d&#8217;expertise privée,</li>
<li>frais de remise en état engagés à pure perte sur le véhicule.</li>
</ul>
<p>Enfin, il est important de préciser que les conséquences dommageables visées à l&#8217;article 1645 du Code Civil incluent également les éventuels dommages corporels que le véhicule aurait pu causer à son conducteur ou même à des tiers lors d&#8217;un accident résultant d&#8217;un vice caché.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>(1) Cass. com. 12 décembre 1984, Jurisp. auto. 1986, p. 125<br />
(2) TGI de Bordeaux, 29 juin 1988, Jurisp. auto. 1987 p. 26<br />
(3) CA Bourges, 29 juin 1992, JA 1993, p.526<br />
(4) TGI Aix-en-Provence, 8 avril 1987, Jurisp. auto. 1987, p. 251<br />
(5) TI Martigues, 26 mars 1986, Jurisp. auto. 1986, p. 327</p>
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