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	<title>[AAA] Association des Avocats de l'Automobile &#187; erreur</title>
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		<title>Consentement libre et éclairé</title>
		<link>http://www.avocats-auto.org/2009/02/articles/vente-de-vehicules/consentement-libre-et-eclaire/</link>
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		<pubDate>Thu, 12 Feb 2009 20:14:20 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Vente de véhicules]]></category>
		<category><![CDATA[contrat de vente]]></category>
		<category><![CDATA[dol]]></category>
		<category><![CDATA[erreur]]></category>

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		<description><![CDATA[par Laurent Mercié, avocat au Barreau de Paris
La validité d&#8217;un          contrat de vente suppose d&#8217;abord que le consentement des          parties soit libre et éclairé,          c&#8217;est-à-dire qu&#8217;il ne soit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>par <a href="http://www.vice-cache.com">Laurent Mercié, avocat au Barreau de Paris</a></em></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">La validité d&#8217;un          contrat de vente suppose d&#8217;abord que le consentement des          parties soit libre et éclairé,          c&#8217;est-à-dire qu&#8217;il ne soit empreint d&#8217;aucun des          &laquo;&nbsp;vices du consentement&nbsp;&raquo; reconnus par notre Droit.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;"><span id="more-31"></span>C&#8217;est l&#8217;article 1109 du          code civil qui dispose &laquo;&nbsp;qu&#8217;il n&#8217;y a point de consentement          valable, si le consentement n&#8217;a été          donné que par erreur, ou s&#8217;il a été          extorqué par violence ou surpris par dol.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Exclusion faite de la          violence qui reste une hypothèse très          marginale (c&#8217;est celle où une partie signe sous la          contrainte), l&#8217;erreur et le dol sont les deux vices du          consentement qui pourront le plus souvent être          rencontrés lors de la conclusion d&#8217;un contrat de          vente d&#8217;un véhicule.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">L&#8217;erreur et le dol ont en          principe vocation à affecter surtout le consentement          de l&#8217;acheteur, même s&#8217;il n&#8217;est pas exclu que le          vendeur puisse également en être victime : ce          serait par exemple l&#8217;hypothèse, presque purement          théorique, où il vendrait par erreur une          automobile croyant qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une réplique alors          qu&#8217;elle s&#8217;avèrerait par la suite être un          exemplaire authentique.</span></p>
<h3><span style="font-family: Verdana;">L&#8217;erreur</span></h3>
<p><span style="font-family: Verdana;"> L&#8217;erreur, c&#8217;est l&#8217;appréciation inexacte par          l&#8217;acheteur d&#8217;une qualité essentielle de l&#8217;automobile          achetée.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Pour justifier          l&#8217;annulation du contrat, l&#8217;article 1110 du code civil impose          que l&#8217;erreur ait porté sur la &laquo;&nbsp;substance même&nbsp;&raquo;          de la chose c&#8217;est-à-dire sur les qualités          essentielles de l&#8217;automobile vendue.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Deux catégories de          &laquo;&nbsp;qualités essentielles&nbsp;&raquo; sont à distinguer :          celles qui le sont de manière objective, tout le          monde s&#8217;accordant à leur propos (authenticité          de l&#8217;auto, état général etc&#8230; ) et          celles qui relèvent d&#8217;une analyse de la psychologie          de l&#8217;acheteur qui attendait telle qualité          spécifique que le véhicule n&#8217;offre pas en          réalité (puissance, capacité de          chargement etc&#8230;).</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Dans ce dernier cas,          l&#8217;erreur de l&#8217;acheteur ne pourra entrainer la nullité          de la vente que s&#8217;il prouve non seulement que cette          qualité était déterminante pour lui          mais également qu&#8217;il en avait averti le          vendeur.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Compte tenu de ces          principes, les erreurs les plus couramment invoquées          portent sur l&#8217;état et sur le millésime du          véhicule vendu.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Pour l&#8217;état,          lorsque le vendeur en a fait à tort une          présentation élogieuse, l&#8217;erreur de l&#8217;acheteur          sera constituée par le fait qu&#8217;il pensait          acquérir un véhicule fiable susceptible de          rouler longtemps (1).</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">En ce qui concerne le          millésime, les Tribunaux considèrent depuis          longtemps qu&#8217;il constitue une qualité essentielle des          voitures d&#8217;occasion (2).</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Pour les véhicules          anciens, cette solution doit être nuancée car          le millésime n&#8217;est pas toujours une          caractéristique essentielle.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Pour certains          véhicules, il est indiscutablement de nature à          influer sur leur intérêt. Les amateurs          éclairés savent qu&#8217;il existe des années          au cours desquelles la production de certains constructeurs          ou de certains modèles (voire ceux sortis de telle          usine plutôt que de telle autre) étaient          affectés de vices de fabrication auxquels il pourrait          être onéreux ou même techniquement          impossible de remédier.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">En revanche, pour d&#8217;autres          marques ou d&#8217;autres modèles, le millésime est          pratiquement neutre, notamment en ce qui concerne leur cote          dans les transactions.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">L&#8217;appréciation          d&#8217;une éventuelle erreur en la matière          relève donc d&#8217;une analyse au cas par cas.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Sachez en outre que          l&#8217;erreur sur la valeur n&#8217;est pas une cause de nullité          du contrat mais que le prix est souvent un          élément d&#8217;appréciation important pour          les magistrats : si l&#8217;on paye cher un véhicule, c&#8217;est          qu&#8217;on croit pouvoir en attendre certaines          qualités.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">De plus, pour être          efficacement invoquée, l&#8217;erreur ne doit pas          être &laquo;&nbsp;inexcusable&nbsp;&raquo;, ce qui serait par exemple le cas          de celui qui achète un véhicule d&#8217;une marque          inexistante (3)&#8230;</span></p>
<h3><span style="font-family: Verdana;">Le dol</span></h3>
<p><span style="font-family: Verdana;"> Le dol, c&#8217;est le nom que l&#8217;on donne à la tromperie ou          au mensonge dans le vocabulaire propre au droit          civil.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">L&#8217;exemple classique du dol          &#8211; on parle de manoeuvre dolosive &#8211; c&#8217;est le fait pour le          vendeur d&#8217;une maison de la faire visiter le jour d&#8217;une          grève aérienne pour cacher l&#8217;existence du          terrain d&#8217;aviation qui jouxte le fond du jardin&#8230;.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Transposé à          l&#8217;automobile, on imagine bien quelles manoeuvres constituent          un dol : maquillage de l&#8217;état du véhicule (4),          modification du compteur kilométrique (5)          etc&#8230;</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Il est même admis          que le dol puisse être constitué par le simple          silence gardé par le vendeur sur une circonstance          intéressant forcément l&#8217;acheteur comme par          exemple un accident antérieur grave (6).</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Pour justifier          l&#8217;annulation d&#8217;un contrat de vente, l&#8217;article 1116 du Code          civil précise que les manoeuvres pratiquées          par l&#8217;une des parties doivent être telles qu&#8217;il est          évident que, sans ces manoeuvres, l&#8217;autre partie          n&#8217;aurait pas contracté.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Pour reconnaître          l&#8217;existence d&#8217;une errreur ou d&#8217;un dol, les magistrats sont          donc conduits à se livrer à une analyse          psychologique du comportement des parties lors de la          conclusion du contrat. Il faut savoir qu&#8217;ils sont assez          sévères.</span></p>
<h3><span style="font-family: Verdana;">La sanction de l&#8217;erreur et          du dol</span></h3>
<p><span style="font-family: Verdana;"> L&#8217;existence d&#8217;une erreur ou d&#8217;un dol affecte la          validité du contrat de vente et la sanction          prévue est la nullité de l&#8217;accord : la vente          est anéantie et chaque partie doit restituer à          l&#8217;autre ce qu&#8217;elle a reçu.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Le vendeur rend le prix,          l&#8217;acheteur rend le véhicule.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">(1) CA Colmar 19 mars 1990          &#8211; cass, 1ère civ. 25 mai 1992<br />
(2) TI Bordeaux, 20          novembre 1986, Jurisp. Auto. 87, p.29<br />
(3) Cass.,1ère          civ., 27 juin 1973, Bull. civ. I n° 221<br />
(4) Cass., 1ère          civ., 16 avril 1991, Jurisp. auto. 1991 p.384<br />
(5) Cass., 1ère          civ., 18 mars 1981, Jurisp. auto. 1981 p.157<br />
(6) CA Versailles,          1ère Ch., 26 juin 1992, Jurisp. auto. 1993, p.          144</span></p>
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