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	<title>[AAA] Association des Avocats de l'Automobile &#187; collection</title>
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		<title>La contrefaçon de véhicules de collection</title>
		<link>http://www.avocats-auto.org/2009/04/articles/reglementation-generale/la-contrefacon-de-vehicules-de-collection/</link>
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		<pubDate>Mon, 06 Apr 2009 23:30:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Règlementation générale]]></category>
		<category><![CDATA[collection]]></category>
		<category><![CDATA[contrefaçon]]></category>
		<category><![CDATA[véhicule]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Me Laurent MERCIÉ, Avocat au Barreau de Paris (www.laurentmercie-avocat.fr)
Fausses chemises, fausses montres etc&#8230; tout le monde connait. Mais qu&#8217;en est-il des fausses autos ?

A l&#8217;issue de plusieurs réformes législatives, dont l&#8217;objet était notamment d&#8217;aggraver sensiblement les sanctions encourues, le gouvernement a eu maintes fois l&#8217;occasion de sensibiliser le grand public au phénomène de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.laurentmercie-avocat.fr">Par Me Laurent MERCIÉ, Avocat au Barreau de Paris (www.laurentmercie-avocat.fr)</a></p>
<p>Fausses chemises, fausses montres etc&#8230; tout le monde connait. Mais qu&#8217;en est-il des fausses autos ?</p>
<p><span id="more-82"></span><br />
A l&#8217;issue de plusieurs réformes législatives, dont l&#8217;objet était notamment d&#8217;aggraver sensiblement les sanctions encourues, le gouvernement a eu maintes fois l&#8217;occasion de sensibiliser le grand public au phénomène de la contrefaçon.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, personne ne peut donc plus ignorer cette pratique qui se développe traditionnellement dans l&#8217;industrie des produits de luxe et par laquelle des fabriquants peu scrupuleux copient servilement et sans droits les créations des grandes marques, leur occasionnant un préjudice qui se chiffre en millards.</p>
<p>Mais loin des parfums, des articles de maroquinerie ou de joaillerie, une récente décision de la Cour de cassation (1) nous donne l&#8217;occasion d&#8217;aborder un sujet dont beaucoup ont entendu parlé mais sans savoir s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une simple rumeur ou de faits bien réels : la contrefaçon des véhicules automobiles.</p>
<p>Militant en faveur de la thèse de la rumeur, d&#8217;aucuns auraient pu raisonnablement penser que la copie d&#8217;un véhicule entier, à supposer résolues les difficultés techniques impliquant nécessairement un travail colossal, était une entreprise économiquement irréalisable.</p>
<p>Mais c&#8217;était oublier les temps récents où l&#8217;envolée du marché des véhicules de collection autorisait les projets les plus insensés.</p>
<p>Certains se sont donc laissés tenter par cette hasardeuse aventure comportant, du strict point de vue du collectionneur, une circonstance atténuante s&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;assouvir le désir égoiste de posséder un modèle dont un exemplaire authentique était devenu inabordable, ou au contraire, une circonstance aggravante si la finalité poursuivie était purement spéculative.</p>
<p>Quoi qu&#8217;il en soit, aux yeux de la justice, force est de constater que des telles initiatives se sont soldées par un traitement très sévère.</p>
<h3>La petite histoire</h3>
<p>Voici un amateur qui, propriétaire d&#8217;un châssis de Ferrari GTE, eu l&#8217;idée de passer commande à deux garagistes de la fabrication sur cette base d&#8217;un modèle singulièrement plus séduisant, puisqu&#8217;il s&#8217;agissait de la mythique 250 GTO.</p>
<p>En contrepartie d&#8217;un investissement important, la voiture fut donc construite puis finalement livrée avec une carte grise de 250 GTE, l&#8217;acquéreur s&#8217;étant lui-même &laquo;&nbsp;débrouillé&nbsp;&raquo; pour faire immatriculer l&#8217;auto sous l&#8217;apparence d&#8217;une GTO authentique.</p>
<p>Seulement voilà, le bruit a fini par parvenir à la firme Ferrari qu&#8217;il existait en France une annexe de ses ateliers de construction inconnue d&#8217;elle et qui commercialisait des véhicules à l&#8217;historique plus que douteux&#8230;.</p>
<p>Résultat des courses : plainte en bonne et due forme, auto confisquée et nos deux &laquo;&nbsp;fabriquants&nbsp;&raquo; traduits en correctionnelle pour contrefaçon.</p>
<h3>L&#8217;épilogue judiciaire</h3>
<p>En ce qui concerne les garagistes, pour s&#8217;être cru autorisés à construire une fausse auto , ils ont été poursuivis à l&#8217;initiative du constructeur puis condamnés pour contrefaçon, le Tribunal ayant ordonné à cette occasion la confiscation du véhicule comme l&#8217;article L.716-14 du Code de la propriété intellectuelle lui en conférait la faculté.</p>
<p>En ce qui concerne le client, il aura tout perdu dans l&#8217;affaire, y compris la perspective de posséder une belle GTE dont il aurait pu commander la restauration à l&#8217;origine plutôt que la transformation en un modèle plus rare.</p>
<p>Car en effet, comme la possibilité lui en était offerte par les dispositions de l&#8217;article 479 du Code de procédure pénale, prévoyant que les tiers qui prétendent avoir des droits sur des objets placés sous main de Justice peuvent en demander restitution au Tribunal, il tenta d&#8217;obtenir la restitution du véhicule en plaidant qu&#8217;il en était le légitime propriétaire et qu&#8217;il avait financé les travaux, à grands frais.</p>
<p>Mais sa demande fut cependant purement et simplement rejetée, en raison de sa mauvaise foi, la Cour d&#8217;appel rappelant que la confiscation du véhicule constituait tout à la fois une peine et une mesure de réparation à l&#8217;égard du constructeur.</p>
<p>En droit, la Cour de cassation a confirmé la décision, approuvant la Cour d&#8217;appel d&#8217;avoir jugé qu&#8217;ayant acquis en connaissance de cause la réplique d&#8217;un véhicule de collection, réalisé au mépris des droits du titulaire de la marque, puis l&#8217;ayant fait immatriculer frauduleusement, au moyen d&#8217;une carte grise afférente à un autre modèle, son propriétaire ne pouvait se prévaloir de sa bonne foi pour obtenir sa restitution.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>(1) Cour de cassation, chambre criminelle, 5 février 1997, Jurisprudence automobile 1997, sommaires p.417.</p>
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		<title>Véhicule immatriculé en collection</title>
		<link>http://www.avocats-auto.org/2009/04/articles/vente-de-vehicules/vehicule-immatricule-en-collection/</link>
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		<pubDate>Mon, 06 Apr 2009 22:21:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vente de véhicules]]></category>
		<category><![CDATA[collection]]></category>
		<category><![CDATA[immatriculation]]></category>
		<category><![CDATA[occasion]]></category>
		<category><![CDATA[véhicule]]></category>

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		<description><![CDATA[Le paradoxe de la carte grise de collection
par Laurent Mercié, avocat au Barreau de Paris

L&#8217;acheteur doit être          curieux.
Pour assurer à la fois la protection des          intérêts du vendeur et ceux de l&#8217;acheteur lors     [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le paradoxe de la carte grise de collection</strong></p>
<p><em>par <a href="http://www.vice-cache.com">Laurent Mercié, avocat au Barreau de Paris</a><br />
</em></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">L&#8217;acheteur doit être          curieux.<br />
Pour assurer à la fois la protection des          intérêts du vendeur et ceux de l&#8217;acheteur lors          de la vente d&#8217;un véhicule ancien, le vendeur est          certes juridiquement tenu d&#8217;informer l&#8217;acheteur sur les          caractéristiques de l&#8217;automobile qu&#8217;il lui vend mais          ce dernier doit également se renseigner          lui-même sur ce qu&#8217;il achète.</span></p>
<p><span id="more-57"></span><span style="font-family: Verdana;">Car la démarche          d&#8217;acquisition d&#8217;une automobile ancienne, de par les          spécificités du &laquo;&nbsp;produit&nbsp;&raquo;, comporte          déjà en elle-même les indices d&#8217;un          tempérament et d&#8217;une curiosité          spécifiques qui distinguent nettement l&#8217;amateur          d&#8217;anciennes de &laquo;&nbsp;Monsieur tout le monde&nbsp;&raquo;, du consommateur          &laquo;&nbsp;ordinaire&nbsp;&raquo; d&#8217;automobiles.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Aussi lorsqu&#8217;un acheteur          mécontent se plaint ensuite de l&#8217;état de          l&#8217;auto, il pourra parfois lui être reproché en          retour de ne s&#8217;être pas suffisamment renseigné          lors de l&#8217;achat.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Et le sort des          contestations portant sur les véhicules dotés          d&#8217;une carte grise collection est une bonne illustration de          ce principe.</span></p>
<h3><span style="font-family: Verdana;">La position des          Tribunaux</span></h3>
<p><span style="font-family: Verdana;"> Les Tribunaux sont indiscutablement intransigeants à          l&#8217;égard de l&#8217;acheteur d&#8217;un véhicule          immatriculé en collection : tout recours en garantie          pour vices cachés contre le vendeur est dans ce cas          pratiquement exclu.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Cette règle          sévère a été posée par          une décision de la Cour d&#8217;appel de Paris (1) en          s&#8217;appuyant sur les restrictions de circulation          inhérentes aux véhicules anciens          bénéficiant d&#8217;une carte grise          &laquo;&nbsp;collection&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Les extraits les plus          significatifs de cette décision méritent          d&#8217;être reproduits, d&#8217;autant qu&#8217;elle a par la suite          été confirmée par la Cour de cassation          (2) :</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">&laquo;&nbsp;Considérant que          si, aux termes de l&#8217;article 1641 du Code Civil, le vendeur          est tenu de la garantie à raison des défauts          cachés de la chose vendue, il s&#8217;agit de ceux qui          rendent cette chose impropre à l&#8217;usage auquel les          parties la destinent ou qui diminue tellement cet usage que          l&#8217;acheteur ne l&#8217;aurait pas acquise ou n&#8217;en aurait          donné qu&#8217;un moindre prix, s&#8217;il les avait          connus;</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Considérant que          l&#8217;article 23 de l&#8217;arrêté du 5 novembre 1984,          relatif à l&#8217;immatriculation des véhicules de          plus de 25 ans d&#8217;âge, autorise ceux-ci à          circuler sous couvert soit d&#8217;une carte grise normale soit          d&#8217;une carte grise portant la mention &laquo;&nbsp;véhicule de          collection&nbsp;&raquo; et précise :</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">&laquo;&nbsp;La mention          &laquo;&nbsp;véhicule de collection&nbsp;&raquo; implique que &laquo;&nbsp;le          véhicule ne peut circuler que lors des rallyes ou          autres manifestations où est requise la participation          de véhicules anciens. &laquo;&nbsp;Toutefois, à titre          temporaire, les véhicule de collection sont          autorisés à circuler dans les mêmes          conditions que les véhicules couverts par une carte          grise normale à l&#8217;intérieur d&#8217;une zone          constituée par le département          d&#8217;immatriculation et les départements          &laquo;&nbsp;limitrophes&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Considérant qu&#8217;il          ressort de cette réglementation des conditions de          circulation des véhicules anciens, comme celui acquis          par Alain C&#8230;., que la carte grise avec la mention          &laquo;&nbsp;véhicule de collection&nbsp;&raquo; lui indiquait suffisamment          par elle-même que l&#8217;usage auquel le véhicule          est destiné était particulièrement          restreint;</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Qu&#8217;il ne démontre          nullement que le véhicule n&#8217;était pas apte          à l&#8217;usage ainsi spécifié;</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Qu&#8217;en modifiant          unilatéralement la destination du véhicule          à l&#8217;occasion de l&#8217;immatriculation de celui-ci, Alain          C&#8230;. se plaçait hors du champ des obligations que le          concours des volontés des parties à la vente          s&#8217;étaient fixé pour un véhicule de          collection; Qu&#8217;il ne peut, dès lors, exiger,          même du vendeur professionnel, le bon état de          fonctionnement et d&#8217;entretien qu&#8217;il pourrait attendre d&#8217;un          véhicule normal;</span></p>
<h3><span style="font-family: Verdana;">Un double risque pour          l&#8217;acheteur</span></h3>
<p><span style="font-family: Verdana;"> Contrairement au véhicule ancien          bénéficiant d&#8217;une carte grise normale, le          véhicule circulant sous couvert d&#8217;une carte grise          collection est donc présumé comporter des          déficiences qui limitent son usage.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">D&#8217;un point de vue          strictement juridique, l&#8217;auto immatriculée en          collection est considérée comme n&#8217;étant          destinée qu&#8217;à un usage restreint, prudent et          occasionnel.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Or, à la          différence de la voiture d&#8217;occasion de plus de 4 ans          pour laquelle le vendeur doit justifier à l&#8217;acheteur          d&#8217;un contrôle technique datant de mois de 6 mois, les          transactions en matière de véhicules          immatriculés en collection en sont          dispensées.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">L&#8217;acheteur d&#8217;un tel          véhicule se trouve donc exposé à un          double risque, le premier engendrant le second : celui          d&#8217;être moins bien renseigné sur son état          général, faute de contrôle, et celui de          se voir opposer une fin de non-recevoir dans un          éventuel recours en cas où un vice          caché viendrait à se          révéler&#8230;</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">C&#8217;est le paradoxe de la          carte grise de collection.</span></p>
<h3><span style="font-family: Verdana;">Le recours à          l&#8217;expertise</span></h3>
<p><span style="font-family: Verdana;"> Compte tenu de la situation, on ne peut que vivement          conseiller à celui qui entend se rendre          acquéreur d&#8217;un véhicule immatriculé en          collection, s&#8217;il ne dispose pas des connaissances ou des          moyens d&#8217;investigations nécessaires pour se forger          une opinion lucide sur son état, de requérir          l&#8217;expertise d&#8217;un professionnel.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">L&#8217;acheteur pourra obtenir          ce conseil en sollicitant du vendeur qu&#8217;il présente          le véhicule à un contrôle technique          volontaire (par opposition aux cas où le          contrôle est réglementairement obligatoire)          dans un centre agréé, ou mieux, en mandatant          lui-même un expert automobile, de          préférence spécialisé en          véhicules anciens.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">De cette manière,          plus de mauvaises surprises.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;"><br />
&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">(1) C.A Paris, 6 novembre          1991, D.1992, I.R p.4</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">(2) Cass., 1ère          Civ. 24 novembre 1993, Jurisp. auto. 1994, p. 200</span></p>
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