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	<title>[AAA] Association des Avocats de l'Automobile &#187; acompte</title>
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		<title>Distinguer arrhes et acompte</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Feb 2009 20:11:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>webmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vente de véhicules]]></category>
		<category><![CDATA[acompte]]></category>
		<category><![CDATA[arrhes]]></category>
		<category><![CDATA[garantie]]></category>
		<category><![CDATA[réservation]]></category>
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		<description><![CDATA[par Laurent Mercié, avocat au Barreau de Paris
Dans la pratique, il est          extrêmement fréquent qu&#8217;une partie remette          à l&#8217;autre un chèque qu&#8217;elle qualifie de          &#171;&#160;chèque de garantie&#160;&#187;, c&#8217;est-à-dire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>par <a href="http://www.vice-cache.com">Laurent Mercié, avocat au Barreau de Paris</a></em></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Dans la pratique, il est          extrêmement fréquent qu&#8217;une partie remette          à l&#8217;autre un chèque qu&#8217;elle qualifie de          &laquo;&nbsp;chèque de garantie&nbsp;&raquo;, c&#8217;est-à-dire un          chèque qui n&#8217;aurait pas vocation à être          remis à l&#8217;encaissement, sauf en cas d&#8217;incident : non          représentation de l&#8217;objet loué, perte,          détérioration etc&#8230;.</span><br />
<span id="more-28"></span></p>
<h3><span style="font-family: Verdana;">Qu&#8217;en est-il en          matière de vente ?</span></h3>
<p><span style="font-family: Verdana;">Lors des pourparlers,          alors que les parties considèrent qu&#8217;elles ne sont          pas définitivement tombées d&#8217;accord pour          conclure l&#8217;affaire, il n&#8217;est pas rare que l&#8217;acquéreur          potentiel remette au vendeur un chèque pour lui faire          preuve de son vif intérêt.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">La difficulté          essentielle en la matière, c&#8217;est que le plus souvent,          le sort du chèque en question n&#8217;apparaît pas          clairement dans l&#8217;esprit de l&#8217;un et de l&#8217;autre quand          finalement, l&#8217;affaire ne se fait pas.</span></p>
<h3><span style="font-family: Verdana;">Qu&#8217;en est-il sur le plan          juridique ?</span></h3>
<p><span style="font-family: Verdana;">Il faut savoir tout          d&#8217;abord que la notion de &laquo;&nbsp;chèque de garantie&nbsp;&raquo; ne          bénéficie en droit français d&#8217;aucune          définition juridique précise, le chèque          constituant avant tout un moyen de paiement parmi d&#8217;autres,          qui répond à une réglementation          très stricte.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Pour schématiser,          lorsqu&#8217;on remet un chèque à quelqu&#8217;un, c&#8217;est          comme si vous on lui remettait des espèces, ce qui          n&#8217;autorise en principe à former opposition à          son paiement qu&#8217;en cas de perte ou de vol.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Si un tribunal est saisi          d&#8217;une difficulté, il devra donc se prononcer sur la          nature juridique de la somme qui peut ainsi avoir          été versée.</span></p>
<h3><span style="font-family: Verdana;">S&#8217;agit-il d&#8217;un acompte sur          le prix ou simplement d&#8217;arrhes ?</span></h3>
<p><span style="font-family: Verdana;">En l&#8217;absence de toute          précision dans un écrit signé des deux          parties, un chèque remis par l&#8217;acquéreur au          vendeur représentant une fraction du prix peut avoir,          selon les circonstances, une nature juridique très          différente.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Il peut s&#8217;agir :</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">- soit d&#8217;un chèque          d&#8217;acompte sur le prix, avec cette conséquence          principale que la vente est alors considérée          comme définitivement conclue.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">C&#8217;est par exemple          l&#8217;hypothèse où l&#8217;acquéreur remet au          vendeur un chèque tiré sur son comptant          courant uniquement dans l&#8217;attente de pouvoir lui substituer          un chèque de banque.<br />
En principe dans ce cas, ni l&#8217;une ni l&#8217;autre des parties          n&#8217;aura alors la falculté de se dédire,          c&#8217;est-à- dire de renoncer à la vente.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Si le vendeur se montre          intransigeant, l&#8217;acheteur sera notamment tenu de verser le          solde du prix convenu, sans qu&#8217;il puisse renoncer au contrat          en abandonnant la somme versée.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">- soit d&#8217;un chèque          représentant des arrhes, c&#8217;est-à-dire d&#8217;une          somme permettant au candidat acquéreur de          réserver l&#8217;affaire avant de prendre une          décision définitive : s&#8217;il décide          d&#8217;acheter, qu&#8217;il lève l&#8217;option selon l&#8217;expression          consacrée, les arrhes versées viendront en          déduction du prix de vente à payer.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">En revanche, s&#8217;il renonce          à son projet, le vendeur conservera les arrhes          à titre d&#8217;indemnité pour n&#8217;avoir pas vendu le          véhicule à un autre pendant le délai de          réflexion accordé (ce délai          n&#8217;étant pas déterminé par la loi, il          convient donc de le fixer d&#8217;un commun accord).<br />
Mais il faut également savoir que le versement          d&#8217;arrhes au vendeur ne prive aucunement ce dernier de la          faculté de renoncer lui-même à la          vente.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">En effet, s&#8217;il vend le          véhicule à un tiers alors qu&#8217;il a reçu          des arrhes, il ne sera tenu que de rendre une somme          correspondant au double de leur montant pour indemniser          celui qui avait versé des arrhes du fait d&#8217;avoir          été évincé (voir          ci-après).</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Les arrhes et l&#8217;acompte          sont donc radicalement opposés dans leurs          conséquences juridiques.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Dans les rapports entre          particuliers, il est en conséquence hautement          recommandé de préciser par écrit,          lorsqu&#8217;on envisage d&#8217;avoir recours à l&#8217;une ou l&#8217;autre          de ces techniques, à laquelle on entend se          référer.</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">En revanche, pour ce qui          est des rapports entre professionnels et particuliers, la          solution est plus simple et l&#8217;utilité d&#8217;un          écrit est moins grande puisque la Loi précise          elle-même qu&#8217;à défaut de mention          écrite sur la nature juridique des sommes          versées d&#8217;avance, elles constituent des arrhes (voir          ci-après, article 114-1 du Code de la          Consommation).</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">L&#8217;article 1590 du Code          Civil définit le régime juridique des arrhes          :</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">&laquo;&nbsp;Si la promesse de vendre          a été faite avec des arrhes chacun des          contractants est maître de s&#8217;en départir, Celui          qui les a données, en les perdant, Et celui qui les a          reçues, en restituant le double.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">L&#8217;article 114-1 du Code de          la Consommation dispose :</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">&laquo;&nbsp;Sauf stipulation          contraire du contrat, les sommes versées d&#8217;avance          sont des arrhes, ce qui a pour effet que chacun des          contractants peut revenir sur son engagement, le          consommateur en perdant les arrhes, le professionnel en les          restituant au double.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">L&#8217;article 131-1 du Code de          la Consommation prévoit quant à lui que 3 mois          après leur versement, des intérêts au          taux légal courent sur les arrhes et les acomptes          :</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">&laquo;&nbsp;Si la chose qu&#8217;on s&#8217;est          obligé à vendre est mobilière, toute          somme versée d&#8217;avance sur le prix, quels que soient          la nature de ce versement et le nom qui est donné          dans l&#8217;acte, est productive, au taux légal en          matière civile (N.B : 5,82 % en 1995),          d&#8217;intérêts qui courront à l&#8217;expiration          d&#8217;un délai de trois mois à compter du          versement jusqu&#8217;à réalisation ou restitution          des sommes versées d&#8217;avance, sans préjudice de          l&#8217;obligation de livrer qui reste entière.&nbsp;&raquo;          (&#8230;)</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">Et précise :</span></p>
<p><span style="font-family: Verdana;">&laquo;&nbsp;Les intérêts          seront déduits du solde à verser au moment de          la réalisation ou seront ajoutés aux sommes          versées d&#8217;avance en cas de restitution.&nbsp;&raquo;</span></p>
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