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	<title>[AAA] Association des Avocats de l'Automobile &#187; acheteur professionnel</title>
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		<title>Vices cachés : le cas de l&#8217;acheteur professionnel</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Apr 2009 21:04:21 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Vente de véhicules]]></category>
		<category><![CDATA[acheteur professionnel]]></category>
		<category><![CDATA[garantie]]></category>
		<category><![CDATA[vice caché]]></category>

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		<description><![CDATA[par Laurent Mercié, avocat au Barreau de Paris
Le jeu de la garantie des vices cachés tient compte de la profession des parties à la vente. Qu&#8217;en est-il lorsque l&#8217;acheteur est un professionnel ?
Absence de garantie
Contrairement à l&#8217;acheteur occasionnel ou profane, l&#8217;acheteur professionnel est présumé connaître les défauts de l&#8217;automobile qu&#8217;il achète, par exemple dans le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>par <a href="http://www.vice-cache.com">Laurent Mercié, avocat au Barreau de Paris</a></em></p>
<p>Le jeu de la garantie des vices cachés tient compte de la profession des parties à la vente. Qu&#8217;en est-il lorsque l&#8217;acheteur est un professionnel ?</p>
<h3><span id="more-52"></span>Absence de garantie</h3>
<p>Contrairement à l&#8217;acheteur occasionnel ou profane, l&#8217;acheteur professionnel est présumé connaître les défauts de l&#8217;automobile qu&#8217;il achète, par exemple dans le cadre d&#8217;une &laquo;&nbsp;reprise&nbsp;&raquo;.</p>
<p>La conséquence est importante puisque lorsqu&#8217;un acheteur est reconnu comme &laquo;&nbsp;professionnel&nbsp;&raquo;, il se voit en principe privé de tout recours en garantie pour vices cachés : il ne pourra donc pas obtenir la résolution de la vente pour ce motif.</p>
<p>La qualité d&#8217;acheteur professionnel &laquo;&nbsp;transforme&nbsp;&raquo; ainsi, en quelque sorte, les vices cachés en vices apparents dont l&#8217;acheteur n&#8217;est pas en droit de se plaindre.</p>
<p>Les raisons de cette sévérité sont aisées à comprendre : on considère qu&#8217;un professionnel, à la différence d&#8217;un non professionnel, dispose des compétences techniques lui permettant de procéder aux contrôles utiles pour détecter les anomalies.</p>
<p>Ceci dit, reste cependant à préciser ce qu&#8217;il faut entendre par professionnel. S&#8217;agit-il exclusivement des professionnels de l&#8217;automobile, voire de la réparation automobile ? Bref, est-ce que seuls sont privés du recours les mécaniciens patentés, en raison de leurs connaissances en mécanique ?</p>
<h3>Qui est acheteur professionnel ?</h3>
<p>Il faut savoir que les Tribunaux optent pour une définition très large de l&#8217;acheteur professionnel, appréciée néanmoins au cas par cas en fonction des qualifications professionnelles précises de chacun.</p>
<p>Ainsi, la qualité d&#8217;acheteur professionnel a-t-elle été reconnue notamment à un transporteur routier (1), un représentant de commerce dans le secteur de l&#8217;automobile (2) ou à un ajusteur (3).</p>
<p>Au contraire, n&#8217;ont pas été considérés comme acheteurs professionnels, un entrepreneur de travaux publics lors de l&#8217;achat d&#8217;un engin de chantier (4) ou encore un gérant de station service lorsqu&#8217;il se rend acquéreur d&#8217;une voiture de tourisme, car ce dernier n&#8217;avait pas reçu de formation en mécanique mais en installation de sanitaires (5)&#8230;.</p>
<h3>Le vice indécelable</h3>
<p>On se trouve parfois devant cette contradiction qu&#8217;un acheteur peut disposer des connaissances lui permettant de juger de l&#8217;état d&#8217;une automobile mais sans que cela puisse exclure d&#8217;importantes erreurs d&#8217;appréciation de sa part.</p>
<p>Et c&#8217;est pour tenir compte de ce cas de figure que dans sa jurisprudence la plus récente, la Cour de cassation a reconnu à l&#8217;acheteur professionnel ou à l&#8217;acheteur reconnu comme tel le droit de se prévaloir de vices cachés pour obtenir la résolution d&#8217;une vente dès lors qu&#8217;il est établi qu&#8217;il n&#8217;avait pas vu les défauts parce qu&#8217;ils étaient difficilement perceptibles sans démontage (6).</p>
<p>Cette solution paraît extrêmement raisonnable puisqu&#8217;elle tient compte d&#8217;une réalité technique difficilement contestable, à savoir que certains vices peuvent échapper même à la vigilance d&#8217;un acheteur professionnel : on parle en la matière de &laquo;&nbsp;vices indécelables&nbsp;&raquo;, c&#8217;est à dire de vices indécelables sans démontage (7).</p>
<p>Dans cette même logique, il convient encore de préciser que lorsque le vendeur est de mauvaise foi, qu&#8217;il s&#8217;est rendu coupable de ruses pour tromper l&#8217;acheteur sur l&#8217;état du véhicule vendu (maquillage de défauts), peu importe que ce dernier soit un acheteur professionnel ou non : les Tribunaux considèrent en effet dans cette hypothèse que l&#8217;acheteur professionnel retrouve la possibilité de se prévaloir des vices cachés puisque ses facultés d&#8217;appréciation ont été délibérément mises en échec par une manoeuvre frauduleuse du vendeur.</p>
<p>Les professionnels sont donc également protégés contre les éventuels stratagèmes de vendeurs peu scrupuleux.</p>
<p>(1) Cass. com. 5 octobre 1965, Bull. IV n° 481 -<br />
(2) Cass. com. 3 juin 1982, Jurisp. Auto 1983 p. 60 -<br />
(3) TI Bordeaux, 7 avril 1987, Jurisp. auto. 1987, p.77 -<br />
(4) Cass.1ère civ. 20 décembre 1983, Bull. I n°308 -<br />
(5) CA Bordeaux 15 janvier 1986, Jurisp. auto. 1986 p.387 -<br />
(6) Cass. 1ère civ., 21 février 1989, Jurisp. auto. 1989, p.171 -<br />
(7) Cass. com., 15 novembre 1983, Bull.IV n°311</p>
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